Colmar en famille en décembre : marché de Noël et maisons alsaciennes
Colmar avec des enfants en hiver : le plus beau marché de Noël de France, la Petite Venise, le Musée Unterlinden et la tarte flambée. 2 jours en Alsace avec Léa et Tom.
Catalogne
Barcelone avec Léa (8 ans) et Tom (5 ans) : Sagrada Familia, Parc Güell, Barceloneta et Las Ramblas. Notre itinéraire complet et sincère depuis le Sud de la France.
Barcelone
Destination
4 jours
Durée
€€
Budget
Barcelone, c'est la ville dont on parle depuis des années dans le Sud. On est à Montpellier, l'Espagne est à portée de train ou d'avion, et pourtant on avait toujours repoussé. Trop grande, trop touristique, trop compliquée avec des enfants. Jusqu'au printemps dernier. Quatre jours en avril, deux adultes fatigués, une Léa de 8 ans qui voulait "voir les mosaïques d'un architecte fou", et un Tom de 5 ans qui avait surtout envie de manger des churros. On est rentrés avec des centaines de photos, deux kilos de souvenirs, et la conviction absolue que Barcelone est une des meilleures destinations européennes pour une famille française.
Je vous explique tout, honnêtement, y compris la partie où Tom a comparé la Sagrada Familia à un niveau de Minecraft.
Depuis le Sud de la France, Barcelone est remarquablement accessible. Depuis Montpellier, vous avez deux options sérieuses.
Le train est l'option la plus douce : un TGV direct Montpellier-Barcelone en 3h15 environ, sans escale, sans aéroport, sans stress des valises. Les enfants adorent le train, on peut se lever, marcher dans les wagons, manger des sandwichs en regardant défiler la Méditerranée. C'est cher si on réserve tard, abordable si on s'y prend deux mois avant.
L'avion depuis Montpellier Méditerranée fonctionne aussi, avec des vols directs sur Barcelone El Prat en 45 minutes. Mais quand on additionne le trajet aéroport, l'embarquement, les bagages en soute, le trajet depuis El Prat jusqu'au centre-ville, le train reprend vite l'avantage avec deux enfants.
Passeport ou carte d'identité : l'Espagne est dans l'espace Schengen, la carte d'identité française suffit. Vérifiez qu'elle n'est pas expirée, c'est le genre de chose qu'on découvre la veille du départ.
Monnaie : l'euro. Pas de change, pas de commission. Barcelone est confortable sur ce point. Les paiements par carte sont acceptés partout, même dans les petits bars à tapas.
Langue : le catalan est la langue locale, mais le castillan fonctionne partout et l'anglais est très répandu dans les zones touristiques. Quelques mots d'espagnol font toujours plaisir : gracias, por favor, una cerveza, les bases.
Venir à Barcelone depuis le Sud de la France
Train : TGV Montpellier-Barcelone en 3h15, à réserver sur Renfe ou SNCF. Conseil : prenez des billets de 2e classe, l'écart de confort avec la 1re ne justifie pas le prix avec des enfants. Avion : Montpellier, Marseille et Nîmes proposent des vols directs. Une fois à Barcelone, le métro est efficace et les Aerobus relient l'aéroport au centre en 35 minutes.
On est arrivés en fin de matinée par le train. Le temps de poser les valises dans notre appartement loué du côté de l'Eixample et de manger un bocadillo dans le premier bar venu, il était déjà 14h. On a décidé de faire une première promenade tranquille, sans objectif, juste pour sentir la ville.
Las Ramblas, c'est ce boulevard piéton qui descend du cœur de la ville jusqu'au port. Tout le monde y passe, tout le monde s'y bouscule, et c'est à la fois fascinant et épuisant. Les enfants ont été captivés par les statues vivantes, les kiosques à journaux, les vendeurs de fleurs, les terrasses débordantes de monde.
Mais il faut être honnête : Las Ramblas est une zone à touristes à forte concentration de pickpockets. Ce n'est pas une légende. Avant de s'y engager, on a eu une conversation claire avec Léa et Tom. "On garde les sacs devant, on ne sort pas le téléphone, on reste groupés." Tom a pris son rôle de sentinelle très au sérieux et n'a pas arrêté d'annoncer "Maman, un monsieur suspect" toutes les trente secondes. Chaque passant était suspect.
On n'a rien perdu. La vigilance suffit.
En soirée, on a flâné dans le Barri Gòtic, le quartier gothique, avec ses ruelles médiévales où le soleil ne passe pas. Léa était aux anges : "C'est comme dans Harry Potter." Tom avait faim.
On a terminé la journée par un détour jusqu'à l'Arc de Triomphe, à l'entrée du Parc de la Ciutadella. C'est l'arc le moins connu de Barcelone, mais il est impressionnant et surtout : il n'y a pas de foule. Photo de famille sans devoir attendre. Bonheur simple.
Premier dîner de tapas : on s'est installés dans un petit restaurant sans carte en anglais, ce qui est toujours bon signe. Patatas bravas, pan con tomate, jambon ibérique, croquetas de jamón. Tom a mangé six croquetas. Léa a goûté le jamón et a déclaré que c'était "meilleur que le jambon de l'école".
Je ne peux pas assez insister sur ce point : réservez vos billets à l'avance, directement sur le site officiel de la Sagrada Familia. Les files d'attente sans réservation peuvent dépasser deux heures. Avec des billets, on est entrés en dix minutes. La différence est colossale avec des enfants.
La Sagrada Familia, c'est une expérience qui laisse sans voix même quand on croit la connaître par les photos. De l'extérieur, la façade de la Nativité est un chaos de sculptures, de personnages, de symboles que Léa a voulu décrypter un par un. "C'est qui celui-là ? Et celui-là ?" On a passé vingt minutes rien que sur la façade.
À l'intérieur, la lumière. Des dizaines de colonnes qui montent comme des arbres vers une voûte inondée de couleurs par les vitraux bleus, verts, orangés. On s'est tous arrêtés en entrant. Même Tom.
Puis Tom a repris ses esprits. Il a regardé les colonnes, les voûtes, les formes organiques de la nef, et il a dit, avec le plus grand sérieux : "C'est comme un château dans Minecraft, mais en vrai."
J'ai essayé d'expliquer à Tom que Gaudí s'inspirait de la nature, pas d'un jeu vidéo. Il m'a répondu que dans Minecraft aussi on peut faire des arbres. La discussion s'est arrêtée là.
Léa, elle, avait lu quelques choses sur Gaudí avant de partir. Elle savait qu'il était mort renversé par un tram et qu'il avait consacré les dernières années de sa vie à cette cathédrale. Elle a regardé les travaux en cours (la basilique n'est toujours pas terminée) avec une gravité inattendue pour une fille de 8 ans. "Alors c'est encore ses ouvriers qui travaillent ?" J'ai dit oui, en quelque sorte.
Sagrada Familia avec des enfants
Réservez vos billets en ligne au minimum deux semaines à l'avance, plus en haute saison. L'audioguide enfant est disponible et bien conçu. Prévoyez 1h30 de visite minimum pour apprécier les deux façades, l'intérieur et la crypte. Les tours nécessitent un billet séparé : superbe vue, mais files longues même avec réservation.
Le Parc Güell est accessible en métro depuis la Sagrada Familia, mais il faut prévoir la montée à pied depuis l'entrée du parc jusqu'à la terrasse principale. Ça grimpe, et avec un Tom de 5 ans, on avance à son rythme.
La zone monumentale (la terrasse avec le fameux banc en mosaïques colorées) est payante et nécessite une réservation sur créneau horaire. Le reste du parc est gratuit et vaut aussi le déplacement.
Les mosaïques de Gaudí ont fait un effet extraordinaire sur Tom. Il n'est pas encore en âge de comprendre l'art décoratif moderniste catalan, mais il comprend parfaitement le toucher. Les fragments de céramique colorés, les courbes, les reflets sous le soleil d'après-midi : il a passé un temps fou à poser ses petites mains à plat sur les mosaïques, à les frotter, à chercher les différentes textures. "Maman, là c'est doux. Là c'est rugueux. Là c'est brillant."
C'est probablement le souvenir de Parc Güell que je garde le plus précieusement. Pas la photo avec la vue sur Barcelone au fond, même si elle est belle. Mais Tom, les deux paumes ouvertes sur un banc de céramique bleue et verte, concentré comme s'il apprenait un alphabet.
Tibidabo, c'est le parc d'attractions perché sur la colline qui domine Barcelone à 512 mètres d'altitude. On y monte par le tramway bleu historique et/ou le funiculaire. Le trajet fait déjà partie de l'attraction.
Le parc est plus petit que les grands parcs européens, mais il a un charme rétro qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Des manèges qui datent du début du XXe siècle côtoient des attractions modernes, et la vue panoramique sur toute la ville depuis le sommet est absolument spectaculaire. Par temps clair, on voit les Pyrénées d'un côté et Majorque de l'autre.
Tom a fait la queue pour un avion tournoyant vintage au moins quatre fois. Léa a préféré le train fantôme et la grande roue. Lucas a retrouvé 10 ans pendant deux heures. Moi j'ai bu un café au soleil en regardant Barcelone s'étaler en contrebas.
Pour les entrées, la formule "Tibidabo Total" inclut toutes les attractions. C'est l'option la plus logique avec des enfants qui vont vouloir tout essayer.
En redescendant de Tibidabo, on a flâné dans le quartier de l'Eixample avec son plan en damier caractéristique. C'est là que se concentrent les immeubles modernistes, les boutiques, les meilleures terrasses. On a trouvé un chocolatero pour une pause churros que Tom attendait depuis le début du voyage. Les churros espagnols sont fins, croustillants, avec un chocolat épais pour tremper. Ce n'est pas les churros de foire française. C'est autre chose.
Le soir, on a cherché un restaurant dans le Gràcia, le quartier un peu bohème au nord de l'Eixample. Moins cher, plus local, et une bodega avec des tables en bois et des amphores de vin accrochées aux murs. On a mangé des pimientos de padrón, une paella (oui, touristique, mais délicieuse), et une crema catalana que Léa a refusé de partager.
Le dernier jour, on avait délibérément gardé simple. Plage, soleil, mer. Barceloneta, c'est la plage de Barcelone, à dix minutes à pied du centre ville. Le sable est fin, la mer Méditerranée est turquoise au printemps, et le quartier derrière la plage regorge de restaurants de fruits de mer.
En avril, la baignade dépend de la météo et de votre rapport au froid. On a eu 21°C, mer à 16°C. Tom est entré dans l'eau jusqu'aux genoux en poussant des cris. Léa a nagé courageusement. Lucas a fait semblant d'aller nager et s'est retrouvé à lire sur son serviette. Je l'ai rejoint cinq minutes après.
La Barceloneta a un avantage énorme sur les plages de la Côte d'Azur : elle est grande, large, et même en avril on trouve de la place. Pas de galets (Tom s'en est souvenu comme d'une supériorité morale de l'Espagne sur Nice). Des douches gratuites en bord de mer. Des locations de transats et parasols à prix raisonnables.
Dernier repas : fruits de mer, calamars, cerveza bien fraîche dans un chiringuito en bord de plage. Le genre de déjeuner qui s'étire jusqu'à 15h parce que personne ne veut que ça finisse.
Barceloneta avec des enfants
Arrivez avant 10h en été pour avoir une bonne place. En avril et mai, c'est plus tranquille. Les restaurants de fruits de mer sur le front de mer sont plus chers que ceux dans les rues derrière : comptez une ou deux rues en retrait pour moitié prix à qualité équivalente. La plage est accessible en métro ligne 4, arrêt Barceloneta.
L'Eixample est selon moi le meilleur quartier pour une famille. Calme le soir (pas de vie nocturne comme dans le Born ou le Gòtic), bien desservi en métro, et à distance raisonnable de tous les sites. Les appartements en location sont spacieux et moins chers qu'un hôtel pour 4.
Le Born est séduisant, branché, mais bruyant la nuit. Superbe pour explorer les ruelles, moins pratique pour que les enfants dorment avant 22h.
Évitez le secteur immédiatement autour de Las Ramblas si vous cherchez le calme et la sécurité la nuit.
Quelques adresses testées :
Budget 2 adultes + 2 enfants, hors vols. Vols depuis Montpellier : compter 150-400€ selon période et réservation.
| Hébergement | 320€ (appartement 4 nuits) |
| Repas | 280€ (tapas, restos, pique-niques) |
| Activités | 180€ (Sagrada Familia, Parc Güell, Tibidabo) |
| Transport | 90€ (métro, funiculaire, Aerobus) |
| Total famille | 870€ |
Avant de partir, j'avais fait une liste mentale des moments qui les marqueraient. J'avais tort sur presque tout.
Léa, à qui je pensais que la Sagrada Familia serait le grand moment, m'a dit que son souvenir préféré était "le restaurant où on ne comprenait pas le menu et on a montré ce que voulait le monsieur d'à côté". Elle a raison. C'était un moment de complicité parfait, tous les quatre à pointer des assiettes en gloussant.
Tom, sans hésitation : les mosaïques de Parc Güell. Pas pour leur beauté, pas pour Gaudí. Pour les textures. À 5 ans, on touche le monde pour le comprendre.
Quatre jours ne suffisent pas à Barcelone. On a effleuré la surface : il reste le musée Picasso, le Palau de la Música, le Montjuïc, les marchés couverts comme la Boqueria, les plages au nord de la ville. Mais quatre jours suffisent à comprendre pourquoi cette ville est aimée avec une intensité particulière.
On est rentrés en train le dimanche soir, Léa endormie sur mon épaule, Tom convaincu que Gaudí "avait dû jouer à Minecraft dans une vie antérieure". Lucas a regardé les lumières de la plaine défiler par la fenêtre avec le regard de quelqu'un qui reviendra.
On reviendra.
On a sélectionné les meilleures options famille, du budget au confort.
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